Brontë, Jane Eyre, Résumé
Partie 1 : Lowood
Alors qu’elle n’est qu’une enfant, Jane Eyre perd ses parents et se retrouve confiée à la garde de son oncle Reed. Mais celui-ci ne tarde pas à mourir. Il a demandé à sa femme, avant d’expirer, de lui promettre d’élever la petite fille. Mais si Monsieur Reed était aimant, sa femme est distante et égoïste. Jane grandit au milieu de ses cousins, rejetée et maltraitée par eux. Elle est tout particulièrement la proie de son cousin John.
A la suite d’une punition de sa tante, elle se retrouve dans ce qu’on appelle la chambre rouge, celle-là même où son père est mort. Terrorisée, en proie à des hantises et des hallucinations, elle s’évanouit. Madame Reed fait appeler le pharmacien, bien suffisamment pour la jeune fille alors que ses propres enfants ont droit à un vrai médecin. Celui-ci convainc la femme d’envoyer Jane en pension. Alors âgée de 10 ans, Jane entre dans la pension Lowood, une école de charité dirigée d’une main de fer par le sévère monsieur Brocklehurst. Elle se prend d’amitié pour une jeune fille plus âgée qu’elle, prénommée Helen Burns, une élève au bon cœur qui prône le pardon en dépit de ses malheurs. Au final, Jane s’accommode de la sévérité du pensionnat, elle y travaille bien et se trouve même heureuse. Mais l’épidémie de typhus la frappe d’un nouveau malheur : Hélène ne survivra pas à la maladie.
Grâce à cette épidémie cependant, l’établissement sera reconstruit et les conditions de vie se trouvent grandement améliorées. La douce Mademoiselle Temple reprend la direction du pensionnat. Jane restera pendant six années étudiante à Lowood, puis prendra le poste d’enseignante durant deux années.
Partie 2 : Thornfield-Hall
Alors que Mademoiselle Temple quitte le pensionnat, Jane Eyre ne souhaite plus y demeurer. Elle fait donc paraître une annonce afin de devenir préceptrice. Une certaine Madame Fairfax lui répond, afin qu’elle prenne en charge l’éducation d’Adèle, la fille d’une ancienne maîtresse d’Edward Rochester, le riche propriétaire du château de Thornfield-Hall. Intendante des lieux, et lointaine cousine d’Edward Rochester, elle accueille très chaleureusement la jeune fille. Mais les premiers mois dans cette nouvelle demeure sont difficiles pour Jane, qui souffre de la solitude et de l’ennui.
Une après-midi de janvier, Jane part poster une lettre pour le compte de Madame Fairfax. En chemin, elle rencontre un cavalier tombé de cheval ; elle décide de l’aider, malgré les rebuffades initiales de l’homme. Mais il s’avère que le peu aimable cavalier n’est autre que monsieur Rochester, dont elle fait la connaissance pour la toute première fois. Les semaines passant, Jane apprend à le connaître et à s’accommoder de ses brusques manières. Edward Rochester se confie plusieurs fois à elle, avec une grande sincérité qui trouble la jeune femme. Une nuit, alors qu’elle est tirée de son sommeil par un rire effrayant, dont on lui avait qu’il n’était autre que celui de la cuisinière Grace Poole, elle se rend compte de la survenue d’un incendie, et elle sauve le propriétaire des flammes.
Cet événement est une prise de conscience pour la jeune femme des sentiments qu’elle éprouve pour le maître des lieux. Elle se rend compte que cette passion naissante est de plus en plus présente en elle. Elle espère un rapprochement avec lui, mais le lendemain même, Edward part tôt le matin pour se rendre au château de Millcote chez monsieur et madame Eshton et leurs trois filles, un départ précipité qui la renvoie aux différences de classe, d’âge et de fortune entre eux deux.
Trois semaines plus tard, à son retour, Monsieur Rochester, accompagné des dames de Millcote, fait montre d’une certaine distance à l’égard de la jeune fille, sans pour autant que l’on puisse qualifier son attitude de froide. Elle s’imagine alors qu’il veut épouser une des filles Eshton, la belle et fière mademoiselle Ingram.
Dans le même temps, Jane se rend compte de l’existence d’un secret au cœur du château. En effet, Grace passe de nombreuses heures, isolée. Personne ne parle de cette situation. Deux personnages sont également apparus durant cette visite : monsieur Mason et une Bohémienne, qui cherche à parler à la jeune fille, notamment pour connaître ses sentiments amoureux, dont elle ne lui cache rien. Mais cette Bohémienne n’est autre que monsieur Rochester lui-même, qui révèle alors la supercherie à Jane une fois que celle-ci lui a confié ses penchants amoureux. Il lui confie craindre le mystérieux Monsieur Mason. D’ailleurs, celui-ci est renvoyé de la maison, après avoir été mordu par Grace ; la cuisinière n’est cependant nullement inquiétée pour son geste. Discutant avec Monsieur Rochester, Jane est de plus en plus convaincue qu’il doit épouser Blanche Ingram très prochainement.
Jane apprend que Madame Reed est très malade. Elle se rend à son chevet, à Gateshead. Elle apprend alors le suicide de son cousin John. Madame Reed, sur son lit de mort, confie à Jane l’existence d’un oncle très riche. Un mois plus tard, la jeune fille est de retour à Thornfield-Hall. Edward lui avoue qu’il souhaite l’épouser. Suspicieuse tout d’abord, Jane accepte. Les noces peuvent se préparer, mais Jane Eyre n’est pas tranquille pour autant, dans l’ambiance mystérieuse du château. En outre, la veille de son mariage, son voile est mystérieusement déchiré, acte dont elle soupçonne Grace.
Le jour même du mariage, le secret de Monsieur Rochester est révélé : il est marié avec la fille de monsieur Mason. Toujours vivante, cette dernière vit cachée au troisième étage de Thornfield-Hall sous la garde de Grâce. Elle est en effet folle. C’est elle qui avait déclenché l’incendie qui a failli coûter la vie de son mari.
Partie 3 : Tristesse et félicité
Jane, en proie à la plus profonde peine, part dans la nuit, pour ne pas céder aux avances de M. Rochester, qui souhaite faire d’elle sa maîtresse. Totalement démunie, elle erre trois jours durant avant de trouver refuge chez la famille Rivers. Elle s’y présente sous le nom de Jane Elliot. Elle est demeure un mois, pendant lequel elle se noue d’amitié avec le pasteur St-John et ses deux jeunes sœurs Marie et Diana. Le pasteur lui trouve une place d’institutrice au village, pour lui permettre de vivre de façon indépendante. Quelques mois plus tard, le pasteur découvre la véritable identité de la jeune femme et lui apprend qu’elle est la riche héritière de l’oncle mentionné par madame Reed. Les Rivers ne sont autre que ses cousins paternels déshérités par l’oncle décédé. Trop heureuse d’avoir trouvé un foyer chaleureux, elle partage son héritage avec eux.
Saint-John, qui souhaite devenir missionnaire en Inde, demande à Jane de l’épouser et de partir avec lui. Même si elle ne l’aime que d’amitié, elle est sur le point d’accepter de l’accompagner, mais refuse le mariage.
Survient alors un étrange phénomène : durant la nuit, elle entend une voix l’appelant, voix dans laquelle elle reconnaît celle de Monsieur Rochester. Elle décide alors de se rendre à Thornfield-Hall, pour prendre de ses nouvelles, les multiples lettres qu’elle a envoyées à Madame Fairfax étant restées sans réponse.
Mais elle découvre à son arrivée un tas de ruines : un incendie a ravagé le château peu après le départ de Jane. La responsable n’est autre que la femme de Monsieur Rochester, laquelle s’est ensuite suicidée en sautant du toit. Edward est quant à lui devenu aveugle et a perdu une main en tentant de sauver son épouse et des gens attachés au château. Il vit reclus dans un manoir isolé. Jane, toujours éperdument éprise de lui, s’empresse de le rejoindre. Ils sont en effet désormais libres de se marier, et elle a suffisamment de fortune pour assurer leur avenir.
Deux ans plus tard, Edward a partiellement recouvré la vue et un fils est né de leur union. Les cousines Marie et Diana se marient à leur tour, dans le bonheur. St-John est quant à lui parti aux Indes, mais demeuré célibataire.